Nos combats

Protection des lanceurs d’alerte

Un lanceur d’alerte est une personne qui, de bonne foi et sans contrepartie financière, signale des faits illégaux ou dangereux pour l’intérêt général : corruption, fraude, atteintes à l’environnement, risques sanitaires, violations des droits humains… En France, leur statut est reconnu depuis la loi Sapin 2 de 2016, puis renforcé par la loi Waserman de 2022, qui élargit leurs droits et leur protection.

Dès 2004, Transparency International s’est saisie de la question de la protection des lanceurs d’alerte et a fortement contribué, avec l’engagement de la société civile, à faire évoluer la législation en la matière. 
Ces femmes et ces hommes contribuent à rendre visibles des pratiques qui, sans eux, resteraient dans l’ombre. Ils agissent au nom du bien commun, parfois au prix de leur carrière, de leur réputation ou de leur tranquillité personnelle.

Comment fonctionne le signalement ?

Pour bénéficier de la protection légale, le lanceur d’alerte doit suivre une procédure définie. L’alerte commence en principe à l’intérieur de l’organisation : un salarié ou collaborateur transmet les faits à son employeur ou au référent désigné. Si aucune réponse n’est donnée dans un délai raisonnable, ou si la situation est trop grave pour rester interne, le lanceur d’alerte peut alors saisir une autorité externe comme le Défenseur des droits, un régulateur sectoriel ou un juge. Enfin, en dernier recours, l’alerte peut être rendue publique, par exemple via la presse.
Ce parcours vise à garantir à la fois l’efficacité du signalement et la protection de la personne qui alerte.

Des progrès… mais encore des fragilités

La France dispose aujourd’hui d’un cadre protecteur reconnu comme l’un des plus solides en Europe. Mais la réalité reste plus complexe. Beaucoup de salariés hésitent encore à signaler des faits, faute de confiance dans les mécanismes internes : selon le baromètre du climat éthique 2025, seuls 64 % estiment que leur alerte serait traitée de façon impartiale.

Les enquêtes internes, souvent menées par l’organisation elle-même, manquent encore trop souvent d’indépendance. Dans plusieurs affaires récentes, la justice a confirmé que des lanceurs d’alerte avaient subi harcèlement ou représailles malgré la loi, comme dans le cas de la banque UBS, condamnée en 2025 pour avoir exercé des pressions sur deux de ses anciens employés.

Ce que fait Transparency

Fort du succès de notre plaidoyer sur les lanceurs d’alerte, nous avons décidé de mutualiser nos efforts en la matière avec les nombreuses organisations mobilisées pour la protection des lanceurs d’alerte. De cette volonté partagée avec 15 autres associations et syndicats est née La Maison des Lanceurs d’Alerte en 2019.

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Fiche pratique

26/04/2025

Qu’est-ce qu’un lanceur d’alerte ? Qui doit-il alerter ? Y a-t-il des précautions à prendre pour ne pas se retrouver

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